Après avoir moyennement aimé Ravages mais adoré La Nuit des Temps, je me suis lancée avec enthousiasme dans ce nouveau roman de science-fiction de René Barjavel.

L’histoire se passe en France dans un futur technologiquement assez avancé, tellement avancé que les nouvelles bombes U, petites et pas chères se sont multipliées, tous les pays en ont et même plus encore. Sauf qu’une seule de ses bombes a un pouvoir bien supérieur à celle de nos bombes nucléaires actuelles. Ces bombes sont devenues un moyen de chantage et de pression pour n’importe quelle demande. Or le fait qu’il y en ait autant sur la planète la condamnerait, la réduirait en cendre si une seule venait à exploser car elle ferait exploser toutes les autres dans un effet domino. Lors d’une manifestation contre ces bombes U, le pire se produit alors, et les bombes se déclenchent. Mais Lucie survit miraculeusement avec son mari et ses enfants et on les retrouve 16 ans plus tard, sur l’Arche en compagnie du mystérieux Monsieur Gé, dans un endroit ou le temps n’existe plus, où il suffit d’appuyer sur un bouton pour avoir sa nourriture, un poulet rôti. C’est toujours un poulet rôti.

J’ai beaucoup aimé ce livre que j’ai lu très rapidement. L’idée de base m’a beaucoup plu, j’aime ce genre de science-fiction où un petit groupe survit à la fin du monde dans un endroit confiné et mystérieux. Ici il n’y a pas trop d’explications scientifiques dures à comprendre, donc c’est un écrit de SF à la portée de tous, comme souvent avec Barjavel.

Il s’agit avant tout d’un livre sur les relations humaines dans un espace confiné pendant des années et surtout qui revisite plus ou moins le fameux mythe de la caverne de Platon. Car les enfants de Lucie n’ont connu que cette arche, close et hermétique, ils n’ont jamais rien mangé d’autre que du poulet rôti. L’auteur nous montre donc comment ses enfants qui n’ont connus que ça se comportent-ils, comment peuvent-ils comprendre tous ce qu’on leur explique sur notre société maintenant disparue ou même sur ce qu’il y avait dehors. Comment peuvent-ils même comprendre le sens du mot "dehors". Il s’agit d’une réflexion hyper intéressante qui aurait peut-être méritée d’être encore plus développée. Car le roman reste assez court finalement. Le gros point fort du livre reste donc les deux enfants, maintenant adolescents qui ont vécu toute leur vie enfermés dont on va suivre un peu le développement mais peut-être pas encore assez.

Il s’agit d’une lecture intéressante que j’ai moins aimée que La Nuit des Temps mais préférée à Ravages. Malgré une fin plutôt logique et bien amenée, on reste un peu sur notre faim.

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