Le Bouclier Obscur est le premier roman de John Lang alias Pen Of Chaos, l’auteur et créateur bien connu du Donjon De Naheulbeuk qu’affectionne tant Dan. Loin de la fantasy humoristique que l’on retrouvera plus tard dans l’univers de Naheulbeuk, l’auteur propose ici une histoire hyper sanglante sur des démons surgis d’un ordinateur et semant la terreur dans Paris. N’ayant jamais eu envie de me lancer dans le Donjon de Naheulbeuk j’ai cependant été curieuse de lire ce roman pour découvrir la plume de l’auteur, d’autant qu’il sera présent aux Imaginales cette année.

John Lang Le Bouclier Obscur

On va suivre Uther, un professeur d’informatique plutôt lambda qui va être amené à jeter un œil à un ordinateur infecté par un virus chez un prêtre. Mais dès que la machine se met en route, c’est déjà l’horreur, des images très dérangeantes s’affichent et au fur et à mesure qu’Uther tente de trouver une façon de supprimer le virus, cela ne fait qu’empirer jusqu’à ce qu’il se rende compte que ce virus provient des serveurs du Vatican... Mais il est déjà trop tard et ce qu’il pensait n’être qu’un virus va littéralement sortir de la machine, semant la mort, la destruction et la perversion dans Paris.

Que ce fut une lecture savoureuse ! L’histoire commence de façon un peu cliché, presque comme dans un téléfilm d’M6 avec un professeur d’informatique fan de Science-Fiction et de fantasy qui se retrouve à faire face à un ordinateur maléfique. Mais on se prend vite au jeu qui réveille notre nostalgie de ces histoires de démons, simples mais efficaces qui ont une saveur typiques des années 90. Pour ma part cette histoire m’a complètement rappelé celle de l’épisode 8 de la saison 1 de Buffy Contre les Vampires intitulé Moloch où un démon élit domicile dans un ordinateur et manipule Willow. Un côté kitsch est présent, puisque tout le coté technologique est assez dépassé, l’auteur a commencé à l‘écrire en 1996, on sourit donc en entendant parler de CD-Rom, de Modem et autres outils informatiques aujourd’hui tombés dans l’oubli. Pour ma part c’est vraiment ce côté nostalgique que j’ai adoré et qui m’a fait dévorer cette histoire.

Puis passé ces premiers chapitres on entre dans le vif du sujet avec pas mal d’action, de rebondissements, d’éléments inattendus, ce qui est surprenant pour ce type d’histoire. Et surtout le ton prend un tournant très vite trash et violent, voire carrément dégoutant à certains moment, donc âmes sensible s’abstenir ! Car on a bien affaire à un démon très ancien dans cet ordinateur, qui agit de façon crescendo dans la violence et la perversion. L’auteur n’y va pas de main morte et nous propose un récit mêlant fantastique et horreur qui va jusqu’au bout de son idée. La plume de l’auteur est vraiment une bonne découverte, elle est fluide et sa touche d’humour tout de même présente malgré une histoire très glauque.

Je m’imaginais mal arriver en courant dans une préfecture de police en brandissant des photos pornographiques, en disant qu’un démon était sorti dans Paris, qu’il venait du Vatican par le réseau téléphonique et qu’il avait compacté un moine dans un placard à télévision.

On a donc ici un roman court et efficace où on retrouve avec plaisir une histoire de lutte contre des démons cruels au possible. Nos deux personnages principaux sont convainquants et vont devoir se salir les mains pour débarrasser le monde de ces ignominies devant l’incapacité des autorités à réagir à ce qu’ils ne comprennent pas. Le mélange des genres opère parfaitement et si vous cherchez un livre qui réveille en vous la nostalgie d’une histoire démoniaque, un peu kitsch des années 90 mais qui laisse aussi la part belle aux mutilations corporelles en tout genre, ce roman est fait pour vous !

__________

Acheter Le Bouclier Obscur sur Amazon !

Commentaires (2)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  1. tu m’as trop donné envie de le lire ! je viens de le commander ! Chez le même éditeur je te conseille « route 666 », dont s’est inspiré le réalisateur de Mad max.

    1. Ah merci je connais pas, j’en prend bonne note :)