Une à deux fois par an, notre bibliothèque fait une brade-livres où elle vend des livres supprimés de leurs collection pour 1€ pièce. C’est une belle affaire car on peut trouver de tout, du jeunesse, des thrillers, des beaux-livres, des BD, du contemporain et même parfois des vinyles ! Avec Dan on adore y aller et on trouve toujours quelques livres. Bien sûr il ne faut pas être regardant à la conservation du livre, mais pour ma part cela ne me dérange pas. Et du coup à 1€ le livre c’est l’occasion de prendre des risques et de tenter des livres qu’on n’aurait pas forcément achetés. C’est le cas ici avec Brooklyn Dreams, un gros comics de presque 400 pages écrit par Jean Marc DeMatteis et dessiné par Glenn Barr dans les années 1990. Je n’avais jamais entendu parler de ce comics et pour le coup ce livre était en parfait état, à croire que personne ne l’avais jamais lu ! Et c’est bien dommage parce qu’il était formidable je l’ai adoré. J’étais intriguée quand je l’ai acheté mais une fois à la maison il m’a fallu plusieurs mois avant de me lancer dans cette lecture car je ne savais pas à quoi m’attendre.

Brooklyn Dreams

Ce qui est normal puisque ce n’est pas un comics traditionnel ou classique. Pas de super héros ici, pas non plus de fantastique ou de pouvoir magique et un graphisme qui part dans tous les sens. Brooklyn Dreams est une sorte de récit semi-autobiographique qui raconte la jeunesse de Vincent Carl Santini, au début des années 70. Il s’agit d’un personnage fictif mais pour qui l’auteur s’est inspiré de sa propre vie. On est dans le quartier de Brooklyn et ce personnage va être le narrateur de sa vie, il va nous montrer sa famille : une mère juive hypocondriaque qui se gratte au sang dès qu’elle est contrariée et un père italien et macho. Il va nous raconter au fil des pages pourquoi il est bon pour suivre une psychanalyse maintenant. On va surtout se pencher sur cette fameuse année de terminale, où la drogue fait partie de sa vie quotidienne. Créatif mais en colère contre le monde on va suivre ses déboires dans la vie et cette période qui fera de lui ce qu’il est aujourd’hui.

Difficile de résumer ce comics car le narrateur se remémore sa vie, et il passe souvent du coq à l’âne, fait des digressions et s’amuse avec nous. On y voit ses réflexions philosophique, parfois abstraites mais toujours avec beaucoup d’humour. C’est un superbe comics qui mériterait d’être plus connu. En plus de cette histoire assez prenante, entre réalisme et absurde on a une réalisation graphique incroyable que j’ai complètement adorée. Glenn Barr utilise différents styles de dessins tout au long du comics, parfois sur la même page d’une case à l’autre. Il alternant les styles graphiques, du réalisme pour ce qui est du narrateur que l’on voit se promener dans les planches, à l’humour avec des cases quasiment cartoonesques que j’ai adorées. C’est vraiment très bien fait et surtout cela ne perd pas le lecteur bien au contraire.

Brooklyn Dreams
Planche de Brooklyn Dreams

Je ne savais pas si j’allais garder ce comics en ma possession avant de le lire mais maintenant que c’est fait je compte bien le garder précieusement car c’est un vrai coup de cœur tant graphique que scénaristique. Un comics audacieux où un narrateur revient sur sa vie difficile d’adolescent dans les années 70 à Brooklyn en mêlant humour, réalisme, questions philosophiques, théologiques et psychologiques. Je le recommande vivement !

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