Il y a peu de temps, je vous faisais un petit point sur cette saga de science-fiction qui a atteint une grande notoriété et qui fait partie de la vague d'excellents comics indés de cette décennie en grande partie portée par le label Image Comics. Dans Black Science, on parle de voyages entre les différentes dimensions de l'infinivers, de concepts scientifiques, de philosophie, de politique, mais aussi des relations humaines, et particulièrement de famille.

Couverture de Black Science 7

Les dimensionautes sont enfin réunis, mais ils doivent maintenant faire face à la fois au terrible démon Har'Logh Le Souilleur, aux asservisseurs parasites zirites et aux exterminateurs télépathes dralns pour sauver leur dimension originale. Il leur faut compter sur les capacités de tous les membres du groupe et sur les nouveaux pouvoirs de Nate, devenu le super-héros Atomic Lad. Mais c'est sans compter sur le plan secret de Kadir pour sauver la dimension.

Ce septième tome fait la part belle à l'action et nous offre un récit haletant aux allures de point d'orgue dans lequel les dernières menaces et les différents dimensionautes sont réunis dans un face-à-face dantesque. Le rythme est soutenu et les différentes séquences s'enchaînent bien, on se retrouve plongé dans un volume dense sans être fouillis, malgré les concepts scientifiques abstraits. Comme d'habitude, le trait de Matteo Scalera et les couleurs de Moreno Dinisio jouent pour beaucoup dans l'immersion et la compréhension de l'histoire.

Page 101 du Tome 7 de Black Science
Matteo Scalera - Black Science, Tome 7 (Urban Comics)

Cette situation dramatique est l'occasion d'aborder un peu plus les relations entre les différents personnages, dont certains se retrouvent pour la première fois depuis un très long moment. Depuis son voyage introspectif, puis les événements avec Doxta la sorcière, Grant McKay se retrouve bien plus dépendant des autres et moins indispensable qu'il ne l'a jamais été. C'est sa fille qui doit préparer l'algorithme pour lutter contre les zirites, son frère qui se charge de détruire la machine dangereuse, son ex-femme qui le porte alors qu'il est blessé. Même son fils doit faire le deuil de son mentor avant de profiter des retrouvailles avec son père. Les personnages ayant gagné en maturité, tout semble être une évidence et la jalousie n'a plus sa place tandis que leurs relations se solidifient un peu plus mêlant famille et amis. Encore une fois, le seul qui échappe au changement et à l'évolution reste Kadir ce qui apporte un contrepoids intéressant à suivre.

Comme à l'accoutumée, Rick Remender distille ses réflexions sur l'éthique scientifique, les relations humaines, les dérives de la société, les conflits d'idéologies ou encore la parentalité avec un savoir-faire qui lui permet de les inclure sans que cela ne nuise à la narration et serve même l'histoire. On sent bien que Remender pense sa saga en volumes, à l'image de la publication française, plutôt qu'en chapitres puisqu'il nous propose deux petite séquences en introduction et en conclusion liées entre elles et pleines de poésie.

On retrouve ce qui fait le charme de la saga : des concepts scientifiques, différents regards sur le monde et la société, une pointe d'anarchisme, de magnifiques dessins et des relations fortes entre les différents personnage. Et en plus de tout ça, on a droit à une bonne dose d'action bien rythmée. Ce nouveau tome de Black Science marque un véritable tournant dans l'histoire de la saga, même s'il faudra attendre le prochain volume pour savoir de quoi il en retourne.

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