Girlboss est une série adaptée du livre autobiographique du même nom de Sophia Amoruso. On nous raconte comment Sophia, partie de rien, est parvenue à monter la marque Nasty Gal, une grande marque de vêtements qui valait des millions de dollars il y a encore peu de temps, à seulement 28 ans. Une success story étonnante quand on sait que Sophia Amoruso a débuté tout en bas de l’échelle en retapant des vêtements vintage et en les revendant plus cher sur eBay. De fil en aiguille, elle a commencé à se faire un max de fric et a alors lancé son propre site. Aujourd’hui, Nasty Gal a malheureusement fait faillite et s’est fait racheter par Boohoo.

Cette série est vraiment géniale. On y retrouve des petits épisodes de 20 minutes où se mêlent habilement girl power, années 2000 et comédie. La série est vraiment portée par la personnalité de l’actrice Britt Robertson qui incarne Sophia et qu’on a pu voir notamment dans À la Poursuite de Demain avec George Clooney. Sophia dans la série est un véritable boulet de canon, elle en a marre de faire des boulots de merde, elle ce qui lui plait c’est les fringues. Quand elle a besoin de dire quelque chose elle le dit, elle est sans gêne, elle fonce, elle n’hésite pas à dire merde et elle a putain de raison ! Parfois elle fait bien sûr des conneries à trop foncer tête baissée mais souvent c’est avec plein de réussite et c’est à la fois inspirant et super drôle. Elle est fraiche, pétillante et ça fait vraiment du bien à voir. Elle est indépendante, fière et n’hésite pas à décliner l’aide de son père, qui aurait les moyens financier de l’aider.

Outre l’aspect humoristique, la série nous montre qu’on peut tous et toutes faire tout ce dont on a envie pourvu qu’on s’en donne les moyens et qu’on y travaille dur. Bien sûr on ne pourra pas tous fonder un empire de plusieurs millions de dollars en vendant des trucs sur eBay, mais dans l’idée c’est encourageant. Et donc, ça donne envie de se bouger le cul.

On a aussi des petits plus dans cette série, qui la rendent vraiment particulière et que j’ai tout de suite adorés. Par exemple pour ma part c’est la première fois que je vois les années 2000 représentées et ça m’a fait tellement rire de voir la tronche des ordinateurs, de voir Myspace, eBay ou encore le petit trombone dans le logiciel Word. Les années 2000 c’était y a pas si longtemps mais mine de rien on a beaucoup évolué depuis et on pourra bientôt presque commencer à faire ressortir tout cette nostalgie des années 2000 au même titre que celle des années 80, qui cartonne aujourd’hui avec des séries comme Stranger Things. Bref, j’ai adoré la patte années 2000, qui amène ce côté acidulé à la série. Le deuxième point bonus c’est la BO de la série où on va retrouver plein de groupes totalement fait pour moi (Bikini Kill, Le Tigre, Yelle, etc.). Des groupes de rock féminins que j’ai déjà cités dans mes vidéos consacrées aux Rockin'Girls. Ces musiques sont bien choisies et bien intégrées et donnent un côté encore plus percutant à la série.

Malheureusement avec tous ces points positifs, cette série a été annulée. Mais finalement cette saison peut totalement se suffire à elle-même, car on a une fin logique et pour la suite, on sait comment ça se passe, puisqu’il suffit de se référer à l’histoire de Sophia Amoruso. Pour ma part je n’ai pas encore lu le livre #GIRLBOSS de Sophia Amoruso, mais j’ai bien envie de le lire, et de pouvoir le comparer à la série.

Girlboss le livre
Sophia Amoruso, #GIRLBOSS, éd. Globe, 2015

En tout cas j’ai vraiment adoré cette série qui je pense est bonne pour tout le monde et surtout pour les gens qui travaillent sur un projet qui leur tiennent à cœur et qui doutent. Cette série a de quoi nous redonner un coup de fouet ! En bref, on a un personnage ultra détonnant qui énervera sans doute quelques personnes, car c’est une pile électrique qui n’en fait qu’à sa tête mais, moi j’ai complètement adoré. C’est frais, c’est rock’n’roll, c’est féministe, c’est drôle, c’était top !

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *