Je trouvais l’idée de base, à savoir des femmes qui se mettent à faire du catch dans les années 80 très intéressante, fun et originale. Car le catch, qu’il soit féminin ou masculin est souvent tourné en dérision et il fait encore moins l’objet de série comme celle-ci. Du coup j’avais assez envie de voir cette série relativement courte puisqu’elle ne comporte que 10 épisodes d’une trentaine de minutes chacun. Cette série a eu un accueil positif et est donc renouvelée pour une saison 2, et c’est tant mieux car nous avons beaucoup aimé, Dan et moi.

Glow

À Los Angeles dans les années 80, on va suivre un réalisateur pour le moins décalé qui se lance dans un projet de show télévisé tout aussi particulier. Ruth, une actrice qui écume en vain les castings, se présente à l’audition qui recherche des femmes "non-conventionnelles". Au cours du casting elle apprend qu’il s’agit d’un spectacle de catch féminin, les Gorgeous Ladies Of Wrestling, (GLOW) qui sera diffusé à la télévision. Sa volonté de vouloir trop bien faire va lui faire rater le casting mais grâce à sa meilleure amie Debbie, une actrice de soap, elle va intégrer la troupe et pouvoir commencer à chercher son personnage…

Si le pitch de départ nous donne à penser que la série sera une bonne tranche de rigolade, ce n’est pas forcément complètement le cas. Il s’agit plutôt d’une comédie dramatique puisque la série met en avant ses personnages, avec leur psychologie, leurs problèmes, leurs défauts mais aussi des situations comiques qui viennent relâcher la pression. Elle met un peu de temps à démarrer car elle prend le temps de poser son histoire et ses personnages, assez nombreux.

L’histoire met en effet du temps à se lancer, car ce projet de GLOW ne va pas aller comme sur des roulettes, entre problèmes entre les actrices, problèmes de financements, problèmes technique liés au catch en lui-même et aux capacités des actrices, nos personnages vont devoir se serrer les coudes et persévérer s’ils veulent voir ce projet se réaliser. Du coup, on avance lentement mais sûrement jusqu’à un bon final qui donne vraiment envie de voir la saison suivante. Je dirais que les 4 derniers épisodes sont vraiment excellents et c’est à partir de ce moment-là que l’on voit les actrices à fond dans leur rôle de catcheuse et c’est très savoureux.

La richesse de la série vient également de ces personnages. Ils évoluent, ne sont pas tout blanc ou tout noir. On peut prendre l’exemple du réalisateur, qui est dur au début, et parfois très limite avec les actrices, en leur proposant des idées de personnages parfois racistes et sexistes. En effet, les personnages incarné par les catcheuses sont archétypaux, voire insultants (l’asiatique qui va s’appeler « fortune cookie », une catcheuse noire qui va s’appeler « la Reine des Allocs », une indienne à qui on va confier un rôle de terroriste et bien sûr Liberty Belle, une belle blonde qui sera le symbole des USA. Mais pourtant ce personnage de Sam, le réalisateur, au passage super bien interprété par Marc Maron, va évoluer, être là pour ses actrices, notamment pour Ruth à un certain moment que nous spoilerons pas. Bref un personnage plus complexe qu’il n’y parait. Cette série nous montre bien les stéréotypes et caricatures dans lesquelles on tombe facilement dans ce genre d’émission ou juste dans la vie tout court et ses conséquences. Et cette réflexion est plutôt intéressante et bien amenée.

Côté acteurs, j’aime beaucoup le casting. Ruth est incarnée par Alison Brie que l’on a vue dans la série Community. Quant aux autres actrices, on y retrouve Sunita Mani que l’on a vu dans Mr Robot ou encore la chanteuse Kate Nash. Et ce qui est super cool c’est que des vrais catcheurs ont participé à cette saison 1. On a tout d’abord Kia Stevens (« Awesome Kong ») qui interprète une des catcheuses de GLOW, « The Welfare Queen » (La reine des Allocs) et 8 autres catcheurs qui vont jouer des petits rôles tout au long de la série, ce qui mine de rien apporte beaucoup de réalisme à la série, même si elle parait loufoque au premier abord. Pour la petite anecdote, on a même une petite participation de la fille de Hulk Hogan.

J’ai aimé le côté très respectueux envers le catch dans cette série, que l’on nous montre comme certes un spectacle monté de toute pièce mais aussi comme des chorégraphies complexes qui demandent énormément d’entrainement, d’investissement et de qualités physiques indéniables. Évidemment la série surfe sur l’engouement autour des années 80 et j’ai adoré retrouver cette ambiance, ces décors, ces costumes et les couleurs flashy de l’époque. On nous montre des femmes fortes, indépendantes, qui travaillent dur pour s’en sortir. Et en plus de ça on a des passages vraiment drôles dans la série. Bref, c’est une série qui change et que je recommande vraiment si on cherche des personnages féminins intéressants, bien interprété et forts et si on cherche un sujet fun et original.

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